Biographie

Artiste et théoricien de l’art et des technologies, Norbert Hillaire est Professeur des Universités (classe exceptionnelle). Il enseigne dans le département des Sciences de l’Information et de la Communication de l’Université de Nice – Sophia Antipolis.

Directeur du Master professionnel Ingénierie de la création multimédia et Direction artistique de projets, Directeur de recherches au Laboratoire I3M (Information, Milieux, Médias, Médiations) de l’Université de Nice, il est un expert régulièrement invité dans plusieurs institutions internationales: Professeur invité à l’UQAM (Université du Québec à Montréal), à l’UQAC (Université du Québec à Chicoutimi), à l’Université de Kobé au Japon, et dans diverses institutions en Europe (Cologne, Varsovie, Budapest, Montenegro, etc.) au Maroc, au Liban (Centre Culturel Français), etc.

En 1994, il créé à Paris un Cabinet d’études spécialisé dans les mutations sociales, artistiques, et urbaines engendrées par le développement des technologies nouvelles de l’information et de la communication, NHecs.

Ses recherches, centrées sur l’essor des réseaux numériques dans l’art et la culture et leur lien avec les territoires donnent lieu à plusieurs études et missions prospectives : pour le Ministère de la culture – Délégation aux Arts plastiques, le CICV (Centre International de Création Vidéo), le Centre Georges Pompidou (Paris), la DATAR (Délégation à l’Aménagement du Territoire), les DRAC, le Conseil Général des Alpes Maritimes, le Ministère des Affaires Etrangères, etc.

Critique d’art, membre de l’AICA (Association Internationale des Critiques d’Art), il publie régulièrement des articles et catalogues d’artistes et dirige plusieurs hors série de la revue Art Press portant sur les enjeux liés à l’essor des technologies dans l’art: Nouvelles technologies, un art sans modèle? (1991), Internet All over. L’art et la Toile (1999) et Ecosystèmes du monde de l’art. Pratiques, marchés, institutions, mondialisation (2001).

Sa pratique artistique se présente comme le prolongement de sa recherche théorique et de ses préoccupations intellectuelles.

Il s’exerce très tôt dans la pratique de la photographie, du dessin et de la peinture; réalisant ses premières œuvres dès l’âge de 12 ans; témoignant d’une sensibilité et d’un sens de l’observation qu’il développera tout au long de son activité d’artiste en parallèle de sa carrière de chercheur et d’universitaire.

Ses nombreux voyages et missions à l’étranger lui permettent de développer ses principales inspirations et d’approfondir dans ses œuvres son analyse des mutations du monde contemporain.

Il réalisera ainsi plusieurs expositions de ses peintures au Maroc alors qu’il enseigne dans ce pays, réalisant des toiles à la fois figuratives et abstraites dans lesquelles la couleur est souveraine; avant d’exposer en 2007 une série d’œuvres plus contemporaines, minimalistes et monochromes focalisées sur le rapport complexe entre l’homme et l’animal (techniques mixtes incluant des dessins sur papier calque réalisés à partir de photographies avec des collages de papier couleur or) qu’il exposera à Paris.

Sa réflexion sur l’apport des technologies dans le monde de l’art et sur les problématiques de la modernité et de la postmodernité, s’illustre également dans ses Photomobiles qu’il expose pour la première fois à Nice au Musée AV (Musée des Arts Virtuels) en 2009.

Initiant et déployant son concept « d’Iphone photographie » qu’il explore aujourd’hui dans des séries limitées de Photomobiles composées en triptyques ou en diptyques et diffusées à trois exemplaires, il poursuit le dialogue incessant entre les arts classiques et les arts émergents, les anciens et les nouveaux médias.

Ces œuvres, parfois rehaussées à l’or, évoquent les questions du sacré et du monde profane; sa série Lignes de fuite (2011) retraçant certaines théories de la perspective des artistes et théoriciens de la Renaissance comme Alberti, mais aussi certaines recherches de l’avant-garde sur l’art du montage cinématographique. Elles questionnent ainsi les relations entre peinture, cinéma et photographie.

Prises avec un téléphone portable iPhone 4, ces Photomobiles traduisent la mobilité et l’ubiquité de l’homme contemporain, qui, tel un « spectateur du temps » et de notre monde artificialisé, observerait des paysages qui se regarderaient dans un miroir ou un écran.